| Tony
MATELLI . Né en 1971 à Chicago, Tony Matelli vit et travaille à New York. La
Galerie
Charlotte Moser est ravie de vous annoncer la deuxième
exposition personnelle
de Tony Matelli. Ses sculptures radiographient, sans indulgence mais
avec
humour, la société de consommation américaine.
L’artiste désire faire des
sculptures rebelles qui inspirent des émotions ambivalentes. Il
rattache à un
art global, poésie et arts visuels, en exposant les enjeux
théoriques d’une
nouvelle conception du beau et du laid.
.. Le titre « Life and Times » prend en compte les deux thèmes développés dans l’exposition. Dans le premier volet, comme les peintres du 16 ème et 17 ème siècle, il créé des autos-portrait caricaturaux tandis que dans le deuxième, il dénonce le temps gaspillé par l’édification de châteaux de cartes ou de colonnes de canettes. |
![]() bronze peint et canettes de bière 71 x 46 x 61 cm |
![]() . Weeds, 2006 Bronze peint 18 x 12 cm |
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![]() ![]() Double
Meat Head, 2009
Aluminium, bronze et polyuréthane Diptyque 45.7 x 35.5 x 20.3 cm et45.7 x 35.5 x 61 cm Edition de 1/3 |
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Nous présentons deux autos-portrait en bronze peint dans lesquels Tony Matelli déforme de manière grotesque son personnage. Il s’agit d’un double portrait présentant deux personnages végétal, l’un effectué avec des légumes frais et robustes toisant un autre qui forme un personnage de légumes avariés et effondrés sur eux-mêmes. De même pour cette double tête de viande qui est un bon point de départ pour dénoncer le mensonge de la jeunesse, de la beauté et de l’éternité. Ce double personnage est réalisé en résine peinte dans la masse sur un socle en aluminium. Ces différents matériaux font un contraste saisissant en rehaussant la précision objective de son travail. Dans
les
sculptures de cartes formant un château, leur fragilité,
leur inutilité et leur
utopie permettent de prendre en compte les différents sentiments
qui nous
habitent, la patience, la vanité, l’orgueil, l’habilité,
la dextérité et nous
renvoie l’image d’une société en danger. En effet, pour
les ados et les jeunes,
cette société semble sans lendemain prometteur, sans
espoirs et sans but. Ils
sombrent devant ces châteaux de cartes, comme devant
Charlotte Moser, avril 2009 |